Lait's street food - Portrait Milky

Mina Soundiram, exploratrice de saveurs

Mina Soundiram, exploratrice de saveurs
Ecrit par Milk U Good
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Retour en arrière, en 2011. A l’époque, Mina poursuit des études en communication. L’opportunité de découvrir le monde du journalisme s’offre à elle. « Il y a cinq ans, j’ai pu intégrer la rédaction del’Express Styles en tant que stagiaire », se souvient-elle. Mina observe, découvre le fonctionnement d’une rédaction, les impératifs de bouclage… L’occasion, aussi, d’aiguiser sa plume, en apportant sa contribution pour la rédaction de plusieurs rubriques du supplément hebdo. « On m’a proposé de prolonger mon stage. J’y suis finalement restée un an avant d’intégrer la rédaction de manière définitive. J’avais trouvé ma voie, j’adore écrire. »

De la rédaction d’articles à la télévision

Mina travaille alors aux côtés de François-Régis Gaudry, à l’époque rédacteur en chef adjoint de la rubrique Saveurs. Il lui apprend les ficelles du métier. « Il m’a transmis le virus de la nourriture. Quand il en parle, cet univers prend une toute autre dimension. » Ce dernier anime également une chronique sur France Inter. En parallèle, l’émission Très très bon voit le jour sur Paris Première, en 2012. Il sollicite Mina. « A la base, Très très bon, c’était cinq minutes en caméra caché. Je devais tourner une séquence d’une minute environ. J’entrais dans des grands restaurants avec ma petite caméra. J’étais timide, c’était horrible ! Du coup, je demandais à un pote de m’accompagner (rires) », raconte Mina.

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L’émission trouve son audience. La chaîne décide alors d’augmenter sa durée. François-Régis Gaudry confie les rênes de la thématique street food à Mina. Il lui demande de couvrir tout ce qui se fait en matière de cuisine de rue ou de take away à Paris. « Je pense qu’il avait décelé chez moi  une certaine affinité pour les burgers (rire) ! Plus sérieusement, j’étais jeune, étudiante, je n’avais pas forcément les moyens de manger dans des grands restaurants. J’étais curieuse de ce qui se faisait dehors, Paris est une grande ville, avec beaucoup d’initiatives autour de la street food. Ça a commencé par les burgers, avec les food trucks. Et depuis, ça s’est élargi à toutes les cuisines du monde : empanadas, pad thaï, crème glacée. Tu peux tout faire dans un camion ! »

La chasse aux bons spots

Durant les premiers épisodes, Mina tente d’apprivoiser la caméra. Pas évident, se souvient la critique gastro : « C’est difficile, surtout quand tu n’as pas eu de formation télé. Il m’a fallu six mois pour me libérer. C’est un exercice différent de celui de l’écriture. Mais j’ai tout de suite accroché. » Depuis ses débuts, quatre années ont passé. La timidité a laissé place à un vrai sens critique. En septembre, elle démarrera le tournage de la nouvelle saison de Très très bon. La cinquième. « Le but sera toujours de faire découvrir de nouvelles adresses. » Et donc de goûter aux nouvelles tendances street food. « Quand j’adore, je finis tout. J’essaie de partager avec les membres de l’équipe de tournage, mais quand ça me plaît vraiment, ils sont obligés d’aller s’acheter leur part », sourit la street foodista. Et de nous confier, au moment de se quitter, son petit déj fétiche : « Le dimanche soir, je me prépare un granola maison pour la semaine que j’accompagne chaque matin d’un bol de lait. » Un petit déj à tester le dimanche, devant un épisode de Très très bon.